61e salon de Montrouge, Le Beffroi.

61e Salon de Montrouge

Le Salon de Montrouge entame un profond renouvellement en faisant appel à l’analyse esthétique rigoureuse d’Ami Barak, l’un des catalyseurs les plus actifs de la scène artistique contemporaine (ancien directeur du Frac Languedoc-Roussillon, président de IKT – International Association of Contemporary Art Curators, directeur artistique de la Nuit Blanche en 2003 et 2004…). Sur les 1500 m2 du Beffroi, photographies, performances, peintures, vidéos et installations se révèlent au grand public pour la première fois au sein d’une véritable exposition. Il s’agit d’un parti-pris nouveau impulsé par le regard curatorial d’Ami Barak et de Marie Gautier, directrice artistique associée. Ainsi, le 61e Salon de Montrouge consiste en une véritable cartographie de la jeune création contemporaine, mise en valeur par la scénographie à la fois sophistiquée et élégante de Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon, et une identité visuelle entièrement conçue par la jeune graphiste Camille Baudelaire.

Anna Tomaszewski - En suspension, 2016

Anna Tomaszewski – En suspension, 2016

Parcours de l’exposition

Avec les deux scénographes Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon, Ami Barak et Marie Gautier ont privilégié un parcours thématique, une immersion dans la diversité des propositions artistiques.

Leur scénographie, discrète mais déterminante, aménage un environnement où les œuvres sont privilégiées et mises en exergue. La compartimentation modulaire disparaît au profit d’une mise en espace respectant les contraintes intrinsèques à chaque projet. À travers cinq chapitres thématiques – Chez moi, chez toi, chez les autres ; Raconte-moi la planète ; Ironie de l’histoire ; La Veille des formes ; Je t’aime moi non plus (à la folie, pas du tout) – le parcours du Salon de Montrouge souligne les émulations à l’œuvre ainsi que les obsessions esthétiques et conceptuelles chez cette nouvelle lignée d’artistes.

Keita Mori

Keita Mori

Chez moi, chez toi, chez les autres traite de la subjectivité artistique à l’œuvre dans notre monde globalisé. Le chez soi est constamment le miroir du voisin, que ce soit celui de palier ou celui des antipodes. La dissemblance n’a de cesse de muter et de muer à chaque génération. Raconte-moi la planète rassemble les différents regards que porte cette génération sur notre environnement, du paysage à l’écologie, et laisse transparaître aussi bien les inquiétudes que les af rmations militantes. On remarque moins de contemplation et davantage d’engagement. Ironie de l’histoire, entre Histoire et actualité, déploie un regard critique sur le monde dans lequel nous vivons, avec ses drames et ses emballements, mais aussi avec une marge de désenchantement appréciable. La Veille des formes part du constat qu’il y a, à n’en pas douter, un questionnement formel spécifique à chaque génération. Repenser et instaurer des constructions et des mises en forme personnalisées, c’est une façon maîtrisée de se singulariser. Je t’aime moi non plus (à la folie, pas du tout) a pour thème l’altérité comme objet repensé. Il y a comme un parfum d’exacerbation des histoires individuelles, des récits personnels, sans pour autant s’enfermer dans des tours d’ivoire.

(Source: communiqué de presse / Photos: Rémi Lo Duca)

ENTRÉE LIBRE

4 >31 mai 2016
7j/7 – 12h/19h
Jusqu’à 21h le mercredi

Le Beffroi
pl. Émile Cresp
Montrouge
M 4 Mairie de Montrouge

www.salondemontrouge.fr

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